Zoom sur le hockey sur gazon avec William !

Chargé Qualité pour agap2, William est un sportif de haut niveau. Avec un titre de champion d’Europe en 2011 avec l’équipe de France dont il est membre, nous l’avons sollicité afin qu’il nous parle de sa passion pour un sport olympique peu commun : le hockey sur gazon.

En général, on entend plus facilement parler du hockey sur glace, comment as-tu découvert ce sport et quelle est la différence avec son jumeau (hormis le terrain je te l’accorde) ?

La découverte fut simple, on voyait le terrain depuis chez moi. Mon grand frère a commencé et moi je l’ai suivi. Ça fait 14 ans et je n’ai pas l’envie d’arrêter.

Tout d’abord, les deux questions que l’on me pose tout le temps :

  • « Comment un palet glisse sur du gazon ? » En effet c’est difficile à imaginer, mais nous on utilise une balle, c’est bien plus pratique. En liège et plastique, de la taille d’une boule de pétanque, elle peut atteindre les 130 km/h. Puis le gazon naturel a été remplacé depuis longtemps par le synthétique mouillé.
  • « Mais tu as déjà fait du hockey sur glace ? » NON, à priori on apprend à courir avant de savoir patiner, mais j’ai vite arrêté de courir car je suis gardien.

Sinon il y a beaucoup de différences, le hockey sur gazon  se rapproche plus des règles du foot que de celles du hockey (seulement les règles). C’est 11 contre 11 sur un terrain légèrement plus petit que le foot. La balle ne peut être touchée que par un seul côté de la crosse (pas comme sur glace) et seul le gardien peut utiliser tout son corps. Contrairement au handball, il est obligatoire d’être dans le demi-cercle autour de la cage pour marquer. Cela se joue en 4* 17min 30 et les changements sont illimités car c’est un sport très rapide et très physique.

PS : les cages sont plus grandes que celles du handball et le demi-cercle fait 15 m de rayon. Donc je cours quand même un peu.

 

On nous a soufflé que tu avais gagné quelques titres, peux-tu nous dire lesquels ?

A part les titres régionaux, c’est vraiment en -16 ans que mon palmarès national a commencé. En 2011, on est double champion de France. Personne ne nous attendait à ce niveau (nous non plus d’ailleurs !!). Tous les matchs étaient à grand suspens, on a jamais rien dominé mais on est toujours passé.

Puis l’année suivante j’étais champion d’Europe avec l’équipe de France chez nous à Paris. (La bise à Didier Deschamps). On avait un super groupe et puis porter le maillot de l’équipe de France, c’est génial (et chanter la marseillaise aussi).

Maintenant je joue avec l’équipe élite en première division française. Nous sommes arrivés troisième à un point de la « ligue des champions » du hockey. Rageant.

 

Pas trop dur d’allier carrière professionnelle et le sport à haut niveau ?

Absolument pas. Les week-ends sont vite remplis avec tous les matchs mais c’est un plaisir alors il n’y a rien de compliqué.

 

Avec un niveau pareil, tu as dû vivre des moments forts, quel est ton meilleur souvenir ?

Un seul je ne peux pas dire, il y en a beaucoup. Les titres bien sûr. Mais aussi plein d’autres moments comme les stages en Allemagne avec l’équipe de France, le voyage au Pays-Bas avec mon club ou encore mes premiers matchs dans l’élite du hockey français. C’est l’ensemble qui est génial.

 

Le sport véhicule un certain nombre de valeurs, quelle est celle qui te tient le plus à cœur ?

C’est également ce que j’aime, le hockey sur gazon c’est un sport amateur. Il y a donc tout ce qui va avec. A ce niveau-là on est bien plus proche du rugby que du foot. Il y a très peu de professionnels dans le monde mais cela reste un sport olympique. Il faut faire beaucoup de sacrifices pour arriver à approcher le rêve olympique.

 

Tu vis une belle expérience chez agap2, qu’est-ce que tu en retiens ?

Pour rester dans le thème, agap2 c’est comme une équipe. On travaille en groupe, on réussit en groupe et on profite en groupe. Pour ma première expérience dans les « bureaux » d’une entreprise, je suis très bien tombé. Il y a toujours une bonne ambiance, un bon état d’esprit mais surtout une très bonne équipe.

 

Quels sont tes objectifs pour la suite ?

Le plus important c’est de préparer ma carrière professionnelle. Au niveau sportif, j’intègre l’année prochaine l’INSEP pour continuer à progresser et peut être qu’un jour je serais aux JO, qui sait.

 

Bon vent Will I Am !!