Projet Koniambo : un projet nickel ?

Par Gaël, Administrateur de contrats

Le projet Koniambo de construction de l’Usine Nord est un projet industriel de dimension internationale et un projet politique majeur pour la France et la Nouvelle-Calédonie en particulier. Il s’agit de construire une usine d’extraction et de traitement de nickel ainsi que les infrastructures portuaires nécessaires pour l’exportation depuis le site minier. La première coulée de nickel est prévue en juin 2012.

Le site choisi est la baie de Vavuto qui offre à la fois ouverture sur la mer et proximité du Koniambo, montagne renfermant de l’or vert pour 30 ans avec une pureté de gisement inégalée dans le monde de l’ordre de 4%.

Les exportations de ferronickel sont prévues vers la Chine et l’Inde.

Il y sera mélangé sous forme d’alliage avec d’autres composants (fer, chrome, molybdène) pour produire des aciers inoxydables, des composants électroniques (téléphonie) et des magnifiques panoplies chromées pour IKEA…

La Nouvelle Calédonie possède une longue expérience industrielle en matière d’exploitation de nickel avec les usines de la Société le Nickel et plus récemment la construction de Goro Nickel au sud de l’île. Le chantier de construction de l’usine nord sur lequel je travaille a officiellement démarré en 2006. Le maître d’ouvrage est la société XTRATA. Le maitre d’OEuvre est une Joint-Venture entre Hatch et Technip.

J’arrive donc ici en fin de projet juste avant la période de mise en service qui précède la remise de l’usine au client.

Au sein du service contrat de l’équipe intégrée Koniambo Nickel Sas, je travaille dans le département des services généraux où j’administre une douzaine de contrats au quotidien, auxquels viennent s’ajouter environ une demi-douzaine de procédures d’appels d’offres.

Compte tenu de mon expérience passée, je m’occupe particulièrement des contrats de service en environnement. Le métier est très diversifié de même que les interlocuteurs. Facturation, réclamation, avenant, contrôle des prestations,  procédure d’appel d’offre. Il s’agit professionnellement d’une expérience formatrice dans un milieu riche et diversifié.

Aux 34 nationalités du projet s’ajoute la culture calédonienne bien résumée par Nino Ferrer, « le temps y dure longtemps ». Le poste requiert un mélange de patience, système D, écoute, persuasion et conviction.