Les études Quantitative Risk Assessment

Par Jean Baptiste, consultant maîtrise des risques

Les activités de production (énergie, eau, chimie, etc.) s’accompagnent de risques, qu’il est nécessaire de maîtriser pour assurer la sécurité des personnes, des biens et de l’environnement.

Afin d’apprécier le niveau de risque, des analyses sont menées sur les installations. Elles sont réalisées selon deux approches principales : déterministe et probabiliste. Dans l’approche déterministe, seuls les scénarios majorants sont pris en compte. Ces scénarios sont ensuite localisés dans une matrice probabilité/gravité, qui permettra de définir le niveau de risque (non acceptable, à surveiller, acceptable). Quant à l’approche probabiliste, celle-ci considère chaque scénario susceptible de se produire sur l’installation, avec sa fréquence d’occurrence et sa gravité. Cette approche probabiliste permet donc de définir un niveau de risque pour une installation donnée (risque=fréquence x gravité).

Les analyses de risques menées sur les projets Oil&Gas sont essentiellement réalisées selon une approche probabiliste, qui est la méthode Quantitative Risk Assessment (QRA). En effet, depuis la catastrophe de Piper Alpha (explosion d’une plate-forme gazière au large des côtes d’Ecosse en 1988), les études QRA sont devenues obligatoires pour tout nouveau projet réalisé, en particulier en Mer du Nord.

Les études QRA peuvent donc être exigées soit par les donneurs d’ordre, soit par les textes réglementaires, afin d’apprécier le niveau de risque d’un projet donné. Pour les études QRA, le niveau de risque est exprimé sous deux formes :  individuel et sociétal.

Le risque individuel exprime le niveau de risque (létalité), pour un individu donné localisé sur le site ou son proche environnement. Le risque individuel est présenté sous la forme de contours de risque.

Le risque sociétal exprime un niveau de risque pour un groupe de personnes. Le risque sociétal est présenté sous la forme d’une courbe F/N (Frequency/Number of Fatalities).