De 25 à 300 mètres de hauteur – notre consultant Tom ne recule devant rien du haut de sa highline

Tom est consultant en achats chez agap2 Belgique depuis un peu plus de 2 ans maintenant.

Il pratique un sport peu ordinaire : la highline. Un sport extrême qui consiste à se déplacer sur une slackline tendue en hauteur. Une discipline autant physique que mentale qui est aujourd’hui en plein essor !

Il partage aujourd’hui avec nous sa passion pour ce sport et ses exploits. 

Depuis combien de temps pratiques-tu la highline ?

Je pratique la highline depuis bientôt 3 ans. J’ai commencé par la slackline (pratique au sol) mais le virus m’a contaminé avec la découverte de la pratique en hauteur.

Qu’est ce qui t’a donné envie de te lancer dans la pratique de ce sport ?

Une sombre histoire de rééducation. Je venais de me fracturer la clavicule suite à une chute en vélo avec interdiction de pratiquer l’escalade (mon autre passion) pendant 6 mois. J’ai voulu améliorer la mobilité de mon épaule, car ce sont les bras qui servent de balancier uniquement sur la highline. 

Il y aussi eu la communauté tout autour qui prône des valeurs de partage et de dépassement intérieur qui me firent écho. 

Qu’aimes-tu le plus dans ce sport ?

Un sport complet aussi bien physiquement que mentalement.

Chaque étape : de la préparation de la ligne qui nécessite parfois une endurance et une concentration intense. On fait reposer notre vie sur du tissus et du métal. À la préparation avant de se lancer qui nécessite une capacité à faire le vide puis à l’endurance que cela nécessite physiquement à passer la ligne – il faut gainer plus ou moins constamment la totalité de son corps.

Certaines lignes peuvent être très longues (plusieurs centaines de mètres) et le repos durant la traversée est fugace : les oscillations peuvent être verticales comme sur un câble de funambule ou horizontales ; cela crée des boucles complexes à gérer avec comme seul balancier ses mains.

C’est cet ensemble d’éléments ainsi qu’une communauté dont l’entraide est l’élément clé. Il n’y a pas de fédération nationale, ainsi le partage de connaissance est peu structuré ce qui en fait un sport passionnant à la croisée des chemins entre pratique de sport extrême et création artistique. 

Ah bon ? Y a-t-il vraiment moyen de ‘se reposer’ quand on est en suspend entre 2 bâtiments ?

Sur certaines on peut trouver un équilibre et ainsi reposer l’esprit et le corps avant que le corps ou l’esprit ne soit trop loin pour se reconnecter à la traverser. C’est en quelques sortes jouer avec les limites de son corps ou son mental.

As-tu déjà participé à des championnats ou des évènements de highline auparavant ?

Oui tout à fait j’ai eu l’occasion de voyager en France, en Pologne et en République Tchèque pour participer à des évènements de highline. 

Plus localement à Leuven j’ai fait partie d’une performance sur une convention des arts du cirque. Un grand nombre de lignes furent installées jusqu’à 80 mètres sur l’ancien site de la brasserie Artois. Ainsi qu’à Bruxelles en septembre 2016 à l’occasion du Zot Day.

Parle nous du prochain tournoi/ de la prochaine activité.

Prochainement je serai présent à De Brouckère pour la journée sans voiture, lors d’un événement appelé le Zot Day.

Que vas-tu faire concrètement lors du Zot Day ? Fais-nous rêver ou donne-nous l’envie de venir voir tes prouesses ?!

Il s’agira de la traversée d’une ligne de plus de 60 mètres entre la « Brouckere Tower Invest » et l’hôtel de ville !

T’es-tu déjà fait vraiment peur en highline ? Comment t’en es-tu sorti ?

Au début de ma pratique de la highline la peur était constamment présente. Mais avec la concentration, l’encouragement de ceux qui m’entouraient et la répétition d’automatisme cela m’a permis de surmonter cela.

J’ai en mémoire ma première expérience dans le Verdon, lorsque je suis arrivé sur la ligne, mon corps entier a fait un refus et malgré ma volonté, j’ai eu un vertige si fort que je n’ai pas su rester assis sur la ligne et suis tombé – retenu par mon leash (la corde entre le baudrier et la ligne) – avant de reprendre mes esprits. J’ai attendu une journée avant de retourner sur les lieux.

Quel est le plus grand exploit que tu aies réalisé ? Combien de mètres de hauteur et de traversée ?

Mes deux traversées les plus longues sans chute furent dans le Verdon – 66 mètres de longueur pour 200 ou 300 mètres de hauteur.

La plus longue a été en Belgique :  80 mètres à environ 25 mètres de haut. Il s’agissait d’une expérience bien différente.

Mon prochain projet est une ligne ouverte avec des amis en Belgique à Freyr – Dinant – elle fait 150 mètres de long. Il s’agit de la plus longue highline de Belgique.

 

Des exploits physiques et mentaux qui nous laisse bouche-bée !

Pour les curieux, voici un retour en images sur l’édition 2016 du Zot Day: