Prochain Championnat du Monde d’Ultimate avec Brice (Business Manager chez agap2 Belgique)

Un champion dans nos équipes ! Brice pratique l’ultimate frisbee depuis plus de dix ans maintenant. Il participera dans quelques mois au Championnat du Monde qui aura lieu à Royan, en France.
L’occasion pour lui de nous en dire un peu plus sur ce sport et ce qui a fait naître sa passion.

Notre compétiteur agapien

Brice est Bruxellois, et a fait ses études à l’École Polytechnique de Bruxelles. Après avoir validé son diplôme d’ingénieur civil électromécanicien, orientation aéronautique, il décide de postuler en tant que consultant auprès d’agap2. « Certains parleront d’heureux malentendus, d’autres d’opportunités, j’occupe finalement le poste de Business Manager chez agap2 Belgique ».

Depuis combien de temps pratiques-tu l’Ultimate ?

« Je suis en train d’entamer ma 13ème année en tant que joueur d’ultimate frisbee. Les 5-6 premières années faisaient un peu office du fameux sport qu’il faut pratiquer durant sa jeunesse pour dépenser son énergie, et les 7 suivantes sont simplement le résultat d’une addiction incurable. »

Pour les non connaisseurs, l’ultimate Frisbee est une discipline sportive collective dont la particularité est d’utiliser un disque volant opposant deux équipes de sept joueurs. Il se pratique aussi bien sur herbes, sur sable ou en salle. C’est un sport sans contact dont l’objectif est de progresser sur le terrain en se faisant des passes successives. La particularité de ce sport est son auto-arbitrage. Il est de la responsabilité de chaque joueur de respecter et d’adhérer aux règles. L’esprit du jeu, le respect et le fair-play sont ainsi au cœur des valeurs de ce sport.

Brice a donc commencé ce sport en 2004 où il ne s’entraînait qu’une fois par semaine. Ça n’est pas resté ainsi longtemps. Il ajoute : « Avant d’entamer mes études supérieures, je m’entrainais une fois par semaine. Ensuite, j’ai rejoint l’équipe universitaire de Bruxelles en plus de mon club. Vers la fin de mes études, il m’en fallait toujours plus ; je me suis affilié à un troisième club, de sorte à avoir simplement un entrainement chaque jour de la semaine. Là, c’était le pied. »

Il a découvert cette discipline grâce à un de ses amis d’enfance amené à faire de l’ultimate en guise d’activité parascolaire durant les vacances. « Il est revenu à la rentrée avec un frisbee et nous a initiés. J’ai tout de suite accroché au concept du sport. Du coup, je me suis renseigné sur les possibilités à Bruxelles. En 2004, faire de l’ultimate frisbee en Belgique, ce n’était pas si courant. Le choix du club fut donc assez rapide, et la découverte de cette nouvelle communauté a simplement été un tournant dans ma vie. Comme je le disais, c’est tout particulièrement lorsque j’ai commencé mes études supérieures, que j’ai commencé à vivre seul et être livré à moi-même que j’ai découvert la vraie nature de ce sport. »

Au delà du sport : une vraie communauté

Qu’aimes-tu le plus dans la pratique de l’ultimate?

« L’ultimate, ce n’est pas tant le sport qui, malgré le fait qu’il soit quand même incroyablement fun à pratiquer, rend les gens accros. C’est vraiment la philosophie de vie des joueurs qui est si particulière. La raison est simple : l’ultimate, c’est un sport officiellement inclus au comité olympique et qui n’utilise pour autant pas d’arbitre. La conséquence est gigantesque ; chaque joueur possède le pouvoir d’arrêter le jeu en cas d’ « infraction ». Dès lors, quel est l’intérêt d’aller essayer de mettre discrètement un coup de coude à un adversaire ou lui arracher le frisbee des mains si ce dernier peut légitimement récupérer la possession du disque ? Du coup, les joueurs jouent dans le simple but de jouer, de s’éclater, de faire le mieux possible, sans pour autant en faire pâtir le plaisir d’un autre joueur. Cependant, c’est un mode de fonctionnement qui ne plaît pas à tout le monde. Cette responsabilité d’auto-arbitrage n’étant pas appréciée de tous, beaucoup s’essayent à l’ultimate et décrochent rapidement, laissant uniquement les joueurs qui adhèrent à cette philosophie au sein de nos clubs. Par conséquent, lors de nos diverses rencontres à travers ligues, tournois et championnats, nous sommes amenés à rencontrer des gens avec qui beaucoup d’affinités apparaissent rapidement. Et c’est ça, tout cet aspect social, qui rend les joueurs addict. »

Sa première grande compétition fut les championnats d’Europe des nations en 2007. La Belgique comptait alors seulement une centaine de joueurs. « Le championnat possédant diverses divisions, notamment la division « Under 17 », la concurrence n’était pas folle. Ainsi, du haut de mes 16 ans, j’ai participé au championnat d’Europe en représentant la Belgique pour la première fois ! Je ne précise pas nos résultats, ce n’était pas… Magistral. Toujours est-il que, d’années en années, le niveau belge a explosé. On se compte maintenant en milliers, et nos participations à divers tournois et championnats se sont multipliées. Conclusion, dernière expérience en date, la Belgique a fait sensation à Londres, pour les Championnat du Monde 2016, en terminant 7ème dans la catégorie « Open ». »

Prochaine étape : les Championnats du Monde

En juin 2017 auront lieu les Championnats du Monde sur sable à Royan, en France. « Une fois de plus, la Belgique essayera d’impressionner ses camarades malgré l’exotisme du terrain. En effet, jouer sur sable n’est pas si courant pour nous. Cependant, nous participons à divers tournois en guise de préparation. Sur les plages belges, françaises, espagnoles, italiennes… Oui ; il y a des préparations plus difficiles à vivre que d’autres… »

Nous sommes de tout cœur avec eux ! 

Retour en vidéo sur le championnat 2015.